Je me levai etj'accompagnai le gardien jusque dans l'église, Arrivé là, et le porche refermé derrière nous, nous entendîmes plus distinctement les plaintes dont il avaitparlé. Il était d'autant plus facile de distinguer d'où venaient ces plaintes, que la porte du cimetière, mal fermée par le gardien, s'était rouverte derrière lui. C'était donc du cimetière effectivement que ces plaintes venaient. Nous allumâmes deux torches et nous nous acheminâmes vers la porte, mais troisfois, en approchant de cette porte, le courant d'air qui s'était établi du dehors au dedans les éteignit. Je compris que c'était comme ces détroitsdifficiles à franchir, et qu'une fois étant dans le cimetière, nous n'aurions plus la même lutte à soutenir. Je fis, outre nos torches, allumer unelanterne, Nos torches s'éteignirent . mais la lanterne persista. lacoste soldes, Nous franchîmes le détroit, et, une fois dans le cimetière, nous rallumâmes nos torches,que respecta le vent. Cependant, au fur et à mesure que nous approchions, les clameurs s'en IX LES TOMBEAUX DE SAINTDENIS. 85 Page 89 Les mille et unfantomes étaient allées mourantes, et, au moment où nous arrivâmes au bord de la fosse, elles étaient à peu près éteintes. Nous secouâmes nos torchesaudessus de la vaste ouverture, et, au milieu des ossements, sur cette couche de chaux et de terre toute trouée par eux, nous vîmes quelque chose d'informequi se débattait. Ce quelque chose ressemblait à un homme, Qu'avezvous et que voulezvous . demandaije à cette espèce d'ombre, Hélas , murmuratelle, je suisle misérable ouvrier qui a donné un soufflet à Henri IV. Mais comment estu là . doudoune lacoste pas cher demandaije Tirezmoi d'abord de là, monsieur Lenoir, car je me meurs, etensuite vous saurez tout. Du moment que le gardien des morts s'était convaincu qu'il avait affaire à un vivant, la terreur qui d'abord s'était emparée delui avait disparu, il avait déjà dressé une échelle couchée dans les herbes du cimetière, tenant cette échelle debout et attendant mes ordres. Je luiordonnai de descendre l'échelle dans la fosse, et j'invitai l'ouvrier à monter. Il se traîna, en effet, jusqu'à la base de l'échelle, mais, arrivé là,lorsqu'il fallut se dresser debout et monter les échelons, il s'aperçut qu'il avait une jambe et un bras cassés. Nous lui jetâmes une corde avec un noeudcoulant . il passa cette corde sous ses épaules. Je conservai l'autre extrémité de la corde entre mes mains .