Franz était trop loin pour entendre les paroles qu'ils échangèrent, mais sans doute elles n'eurent rien d'hostile, car il vit s'éloigner Albert et la paysanne bras dessus, bras dessous. Quelque temps il les suivit au milieu de la foule, mais à la via Macello il les perdit de vue. Tout à coup le son de la cloche qui donne le signal de la clôture du carnaval retentit, et au même instant tous les moccoli s'éteignirent comme par enchantement. On eût dit qu'une seule et immense bouffée de vent avait tout anéanti. Franz se trouva dans l'obscurité la plus profonde. Du même coup tous les cris cessèrent, comme si le souffle puissant qui avait emporté les lumières emportait en même temps le bruit. On n'entendit plus que le roulement des carrosses qui ramenaient les masques chez eux . sac longchamp pliage porté épaule pas cher on ne vit plus que les rares lumières qui brillaient XXXVI. La carnaval de Rome. 101 Page 105 Le Comte de MonteCristo, Tome II derrière les fenêtres. Le carnaval était fini. XXXVI. La carnaval de Rome.102 Page 106 X X X V I I . sac imitation longchamp noir L e s c a t a c o m b e s d e SaintSébastien. Peutêtre, de sa vie, Franz n'avaitil éprouvé une impression si tranchée, un passage si rapide de la gaieté à la tristesse, que dans ce moment . on eût dit que Rome, sous le souffle magique de quelque démon de la nuit, venait de se changer en un vaste tombeau. Par un hasard qui ajoutait encore à l'intensité des ténèbres, la lune, qui était dans sa décroissance ne devait se lever que vers les onze heures du soir . les rues que le jeune homme traversait étaient donc plongées dans la plus profonde obscurité. Au reste, le trajet était court . au bout de dix minutes, sa voiture ou plutôt celle du comte s'arrêta devant l'hôtel de Londres. sac longchamp pliage jaquard carreaux noir Le dîner attendait . mais comme Albert avait prévenu qu'il ne comptait pas rentrer de sitôt, Franz se mit à table sans lui. Maître Pastrini, qui avait l'habitude de les voir dîner ensemble, s'informa des causes de son absence . mais Franz se contenta de répondre qu'Albert avait reçu la surveille une invitation à laquelle il s'était rendu. L'extinction subite des moccoletti, cette obscurité qui avait remplacé la lumière, ce silence qui avait succédé au bruit, avaient laissé dans l'esprit de Franz une certaine tristesse qui n'était pas exempte d'inquiétude. Il dîna donc fort silencieusement malgré l'officieuse sollicitude de son hôte, qui entra deux ou trois fois pour s'informer s'il n'avait besoin de rien. Franz était résolu à attendre Albert aussi tard que possible.